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Editorial
Science et «inconscience»

Par Claude Comina


Ces hautes écoles – universités cantonales, écoles polytechniques fédérales, hautes écoles spécialisées – bénéficient d’un goodwill impressionnant. En mai, dans de nombreuses villes suisses, des dizaines de milliers de personnes se sont déplacées pour découvrir les expériences et démonstrations préparées par les scientifiques dans le cadre du Festival national Science et cité. A Zurich, près de 230000 visiteurs ont parcouru l’exposition Le monde du savoir organisée par l’EPF de Zurich dans le cadre de son 150e anniversaire. La Journée nationale du gène a suscité un engouement remarquable par rapport à la spécificité du thème. Et chaque fois qu’une haute école met sur pied une opération «portes ouvertes», c’est un rush de milliers de visiteurs.
Cet engouement équivaut à un message clair: la formation et la recherche sont importantes pour l’avenir. Il faut s’y intéresser de près. Car de ces deux éléments dépendent une intégration sociale et professionnelle facilitée, un potentiel d’innovation source de développement économique et donc de bien-être social, une croissance bienvenue pour alléger les finances publiques.
Au niveau de la population, formation, innovation et découverte font donc recette. Or, au même moment, les parlements cantonaux et fédéraux opèrent des coupes budgétaires dans le domaine formation, recherche et technologie (FRT). Au niveau fédéral, le tableau ci-contre indique avec une regrettable évidence comment les politiques ont désinvesti en quelques années. Il montre comment une priorité peut devenir une postérité. Certes, à court terme, alléger les déficits publics ou investir dans les infrastructures de transports peut paraître efficace. Mais à moyen et long terme, on prétérite le développement du pays, de son tissu économique, de ses jeunes.
Il est temps que l’ensemble de la classe politique passe des très bonnes intentions des débuts de législature à la mise en pratique continue de cet engagement affirmé pour la formation et la recherche. A la conscience citoyenne, je n’aimerais pas que corresponde une «inconscience» politique.


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mise à jour: 01 juillet 2005